Bousculade des festivals: les Nak englouti
Nuits atypiques de Koudougou
On dit souvent chez nous, en mooré « konnpasse, A’Ka wénpasse yé » littéralement traduit : donner plus, c’est pas taper plus. On peut encore l’attendre par « trop de viande ne gâte pas la sauce. Mais ce qu’on vient d’assister ces deux derniers moments dit et confirme le contraire. Ce mois de Décembre a vu beaucoup de festival qui se sont profiler en file indienne jusqu’à disputer d’envergure. Je ne saurait vous les citées tous ici. La liste est longue. Du SIAO (Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou), le Festival des cultures urbaines, la Semaines National de la Culture, Les cinquantenaires des Indépendances, Les Kundés…excuser du peu.
La procession de ses festivités a dépourvu certains de ces festivals de leurs attentes et leurs audiences traditionnelles. Comme on le dit aussi que tout excès nuit. La règle est confirmée. C’est le cas des Nak 2010 (les Nuit Atypique de Koudougou) qui chaque année, cette festival s’inscrit en lettre d’or sa noblesse dans le calepin du paysage culturel Burkinbè de même engouement que le SIAO, la SNC et j’en passe.
Cette année, il a joué au maigrelette. Il s’est déroulé dans le quasi-inaperçu englouti par ses paires.
- Les NAK s’est déroulés pour sa 15e édition du 06 au 12 décembre 2010 dans la ville de Koudougou sur le thèmes : Culture, Pauvreté et Changements climatiques
- Langues nationales, Culture et Développement
Les Nuits Atypiques de Koudougou sont l’initiative de l’Association Benebnooma de Koudougou. Benebnooma signifie en langue mooré (parlé au Burkina Faso) « c’est bien d’avoir des gens avec soi». Elle a été créée en 1984, conformément à la loi 10/92 du 15 décembre 1992 portant création et liberté d’association.
Ce festival international de musiques et de danses est l’occasion de rencontres et de partages de toutes les formes d’expressions artistiques et culturelles, en danses et musiques traditionnelles notamment. Les Nuits atypiques de Koudougou (NAK) s’inscrivent dans une démarche de coopération culturelle, et reposent sur la complicité et l’échange. Des Nuits atypiques de Langon, elles se sont appuyées sur l’expérience du festival de Gironde et sont aujourd’hui devenues une manifestation culturelle et citoyenne. Celle-ci permet une circulation alternative des artistes et des idées à l’intérieur du Burkina mais aussi entre le Burkina et l’étranger. Les Nuits atypiques de Koudougou s’inscrivent désormais dans un cadre international.
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