Un accessoire traditionnel à la corbeille

Notre société dite moderne s’est pervertie et considérablement déshumanisée en ne respectant plus certaines traditions et valeurs ancestrales estiment des conservateurs. Cette façon de penser peut avoir sa part de vérité, mais force est de convenir que nombre de ces pratiques ex : la scarification ethnique sont aux antipodes de la vie actuelle. 

photo zembalacultur / portrait de visage Balafré

photo zembalacultur / portrait de visage balafré

Au fil de la civilisation de l’humanité, les hommes ont toujours eu des traits caractéristiques ou éprouvé le besoin de s’identifier. Les croyances, le langage, les pratiques sont autant d’aspects qui permettent de les différencier et renseignent sur leur identité propre.

Dans la société traditionnelle africaine, voire celle du Burkina Faso en particulier, le langage, les croyances, la couleur de la peau et les noms de famille ne  pouvaient indiquer à vue d’œil l’appartenance d’un individu à sa caste. De là est venue l’idée de la scarification. Chaque peuple en Afrique pour ceux qui la pratiquaient avait les balafres types qui affichaient son identité.

Les scarifications ethniques visibles sur le corps et le plus souvent sur le visage (balafre sous forme de plaie cicatrisée) sont des signes particuliers faits sur le visage dès l’enfance. Pour certains peuples, ces scarifications sont pratiquées la plupart du temps au moment de la circoncision.

Les balafres comme on les appelle couramment dans nos sociétés actuelles auraient été un document d’identification; une carte nationale d’identité, un passeport personnel, ou plus encore, car à vue d’œil, l’on pouvait se faire une idée de l’individu qui les porte.

photo google / visage d'enfant Balafré

photo Google / visage d’enfant balafré

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans la vie en société, les questions qui primaient étaient le savoir-vivre ensemble, la chaleur humaine, la solidarité et l’hospitalité.On estimait secondaire, l’ âge d’un individu,  sa profession, etc.

Les balafres sont de moins en moins acceptées aujourd’hui. De plus avec les nouvelles techniques d’identification cette pratique n’a plus sa raison d’être, et pour cause, la tradition se perd.

 

Maxime COMPAORE @ZEMBALACULTUR.

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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.

4 comments on “Un accessoire traditionnel à la corbeille

  1. et qui décide des « motifs » de ces scarifications? c’est la même pour un même village, une même famille?

    • Bonjour,
      merci pour l’intérêt. les motifs devrait être décidé depuis les origines mais libre au parents de les pratiqué. elles peuvent être le même pour une famille mais non pour un village.

  2. Cette pratique tend à disparaitre de nos jours au cameroun. Les enfants nés à partir de l’an 2000 par exemple ont très rarement ou pas des scarifications

    • Merci pour ton intérêt elsanjiale. c’est presque toutes les peuples d’ailleurs qui ne la pratique plus. d’où le titre du billet « un accessoire traditionnel à la corbeille

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