MOIS DE SOLIDARITE: qui doit donner et qui doit prendre

La 7ème édition du Mois de solidarité à été organisé au début de ce mois de novembre sous le thème « solidarité et promotion de la paix au Burkina Faso. C’est-à-dire que durant ce mois les Burkinabè doivent se montrer solidaire envers leur prochain. Le président du Faso à, quand à lui, donné l’exemple avec son chèque de 25,5 millions de francs cfa. Reste aux personnes de son acabit de suivre le pas.

Il y a des gens qui ne savent assister autrui dans leurs difficultés, aider leur prochain même si soi-même en a besoin d’aide, ou encore ne savent pas qu’on n’a pas besoin d’avoir beaucoup pour partager. On peut bien partager le peu qu’on a. Alors ce mois est le bienvenu. En un mot, il est une invite envers les uns et les autres à faire parler leur cœurs même si, on ne saura se rappeler depuis quand les cœurs des hommes ont perdu l’usage de la parole.

Sinon, la logique serait que les plus ou moins nantis puissent tendre la main au plus démunis ne serait-ce qu’un modeste geste. Mais malheureusement, c’est une théorie qui suscite théoriquement de faux espoirs pour les gens qui croupissent dans la misère et avait commencé malgré eux à s’adapter et à coexister avec cette misère sous le mandat de la vie chère.

Du moins, c’est un pas de l’avant pour le Burkina d’avoir y pensé à la solidarité. C’est un numéro de charme même si la question de savoir qui doit donner qui et qui doit attendre quoi de qui est reste posée. Puisqu’a entendre les gens, tout le monde semble être nécessiteux. Tous sont à la recherche d’une soit disante bouée de sauvetage. Bref, tous attendent le salut.

On capte les mêmes signaux dans les regards. Partout c’est la même chanson « ça ne va pas » il semble être plus facile à prononcer qu’il est en passe de devenir un hymne national. Comme la peste, les gens redoute ceux qui semble se trouver dans le besoin. Est-ce les vraies réalités qui en résultent ces comportement ou est-ce juste de l’egoisme ?

Égoïsme Oui ! Quelque fois, car certains diront que ça ne va pas et leur signe extérieur de richesse en dit le contraire.

Nous sommes dans une société de coévolution ou amasser des liasses d’argent, fêter ses milliards, indexer le standing de sa villa, ou avoir plus de terrain ou de parcelles est une fierté, même si on sait ses proches sans abri ou mal lotis. L’essentiel c’est atteindre le grand chelem social. Alors, ce mois vient nous rappeler les vertus en passe de disparaître de nos mœurs.

 

Maxime

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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.
Maxime Compaore

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