Ouverture des activités culturelles de l’Institut Français de Ouagadougou

Le vendredi 23 septembre 2011 à 18h 30 mn 30 secondes, fut le lancement officiel de la saison pour les activités culturelles de l’Institut Français de Ouagadougou. C’était l’occasion encore de réunir les artistes sculpteurs, comédiens, musiciens bref ; les activistes culturels autour de leurs idéals commun.

Il était plus précisément 18h 28 mn quand le parqueur de l’ex Centre Culturel Français George Méliès, maintenant Institut Français, stationnait mon engin parmi les centaines d’engins déjà parqués. Donc, j’étais ponctuel. La cour refusait son monde. Difficile d’entendre ce que disait son camarade le plus proche. Ça se saluait, ça s’échangeait.

19h pile. On se rua tous dans le bâtiment le plus rond de la cour (la rotonde) là, les messages de bienvenus sont adressés à l’assistance en même temps qu’une présentation des trois artistes présents dont le chef-d’œuvre épate plus d’un. Une mise à profit de leur exposition :

CAZENEUVE:
Après des etudes d’arts plastiques à l’école Boulle et aux Beaux Arts de Paris, l’artiste entame un parcours professionnel diversifié : tour à tour musicien de jazz, comédien, décorateur de théâtre et sculpteur. Depuis 30 ans il travaille le métal et oriente aujourd’hui sa recherche sur la représentation des oppositions dans le visage humain.
« les masques ont toujours défini un besoin de sacré ou d’éternité. Mes sculptures se nourrissent de cet héritage. Elles parlent de l’humain et traduisent mon attachement à son histoire. »

SIRIKI:
Du granit du Burkina Faso à la neige en Europe en passent par la pièrre, le bois, le bronze, le fer, Ky Siriki interprète le monde de ces dernières années, il s’est rapproché d’un art plus primitif brut, en sculptant des masques. Dans ses œuvres, il se détache volontairement des codes omniprésents. Il fait sortir ses figures d’une symbolique héritée pour mieux les faire correspondre à un temps présent. Ces masques profanes relatent le ressenti d’un sculpteur du XXIème siècle et communique d’une certaine manière avec l’avenir.

YERBANGA:
Ce sont des formes suggerées par des matériaux naturels qui souvent inspirent Sylvain Yerbanga : un tronc d’arbre, une pierre granitique, tous matériaux qu’il se plait à entremêler pour créer un univers plastique personnel. Tantôt sombre, tantôt lumineux, les visages qu’il sculpte semblent révélées par la matière qu’une alchimie secrète aurait sublimées.

Cette exposition se poursuivra jusqu’au samedi 15 octobre au pôle arts et loisirs.

19h 20 mn. On est convié au jardin du CCF George Méliès. Là-bas, on est accueillis en son, en lumière et en image. Cette séance de projection, à l’air libre dans les fleurs et dans la fraîcheur, n’était autre que l’artiste musicienne HEDOXIE. Pas pour nous donner un spectacle de chant, mais un spectacle de cuisson. Elle a déballé avec l’art le plus abouti ; le programme culturel de l’Institut Français du mois-ci et du mois à venir. On a aimé que cela recommence et que ça dure.

Il était maintenant 20h. Ça sentait bon dans les alentours et sous les bois. Quand on savour des yeux, par la bouche il serait plus agréable à savourer, ce que l’Institut Français ne s’est pas économisé de faire. Un cocktail à été offert, de la boisson fraîche, des amuse-gueules, le tout sous la direction enfin, de l’orchestre «Les élites du Faso» qui vient de prendre le relais, ainsi épaulé par «Les cuivres du congolais d’Alpha Vindou». Et là, je ne vous dis pas, le bal à fond.

Zcultur

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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.
Maxime Compaore

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