PSYCHOSE DE SECHERESSE

le désert

Le mois de Juillet ne tire qu’à sa fin et les pluies sont toujours sporadiques dans nos villes et campagnes. Une situation qui inquiète plus d’un. Le monde paysan et même ceux-là qui avait longtemps oublié que c’est grâce à ces hommes agriculteurs qu’ils sont dénudés de souci alimentaire.

Aujourd’hui les Burkinabè partagent une préoccupation commune, à savoir : la question pluviométrique qui se pose comme une équation à plusieurs inconnues chez l’agriculture tout comme chez le fonctionnaire.

Dans la nuit des temps, pour ce qui concerne le Burkina Faso, à ce que je sache, fort de mes quelques décennies d’existence et d’expérience, le mois de Juillet allant en Août était connu pour la saison des grandes pluies – synonyme d’ailleurs du beau temps.

De nos jours, la donne est tout autre. Elle a changé et de la pire façon, pour ne pas dire dramatique. Mais à qui la faute ?

Cette situation nous rappelle en mémoire la sécheresse de 1998 et celle de 1973 qui a enregistré son lot de victimes dû à la famine qu’elle a causée au Burkina Faso comme dans tous les pays sahéliens.

Les pays du Sud et surtout le Burkina Faso subissent directement et indirectement les dures épreuves des changements climatiques. Il faut être sur place pour croire à ce que je dis de façon édulcorée.

La période de Juillet à notre connaissance, notre terre était couronnée de haute verdure et nos champs de jeunes pousses d’une dizaine de centimètres de haut qui fait en temps soit peu la fierté du paysan.

Nous tirons vers le mois d’Août et c’est lamentablement qu’on constate que dans certains lieux nos paysans n’ont mis aucune semence à terre. Les températures vont de 40-45°C donc plus chaud que la période des fortes chaleurs. Les nuages se forment et ne pleuvent que des vents violents, tantôt une pluie diluvienne qui détruit tout. Son cycle normal est troublé par l’entreprise des humains.

A quand vont-ils nous écouter. A quand vont-ils nous éloigner de leur four et revoir leur comportement en polluant peu. Il est temps de reconnaître que polluer est un crime.

Zcult

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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.
Maxime Compaore

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