Examens fin d’année scolaire 2010/2011

Les examens de fin d’année sont là. Jour-j moins un. Elèves et étudiants ne lésine plus sur les moyens pour, enfin, tirer leur épingle du jeu. L’année scolaire au Burkina Faso s’achève le plus souvent dans le mois de Juin, pour ce qui concerne le primaire et le secondaire à l’exception des écoles internationales (implantées au Burkina mais ne suivant pas le programme scolaire burkinabè).


C’est la dernière ligne droite du marathon estudiantin. Le dernier round. Des nuits blanches et même des jours blancs sont observé chez les uns et les autres car dit-on que « l’heure est grave » de cela, l’élèves Burkinabè est conscient de l’enjeu. L’heure n’est plus au baratinage.

Durant un bon bout de temps, le pays a connu des troubles socio-politiques et économiques qui l’a touché en surface comme en profondeur. La sortie musclée des différentes couches sociales soldée ou appuyée, de la mutinerie de soldates que sont entre autres un électrochoc pour l’élève et un handicap à son année.

A qui a profité ces troubles ?

En tout cas, pas à l’élève Burkinabè. Les week-ends ne sont plus du tout pour lui un temps de repos. Pour fuir la canicule qui presse dans les maisons, on met à profit le moindre espace ombragé, bien sûr cahier à la main.

L’élève Burkinabè court après le temps. Les grèves observées, çà et là lui a laissé un trou d’air compromettant et l’a mis au gueux du pelletons. Pareil pour les élèves du cours du soir. C’est-à-dire ceux qui, médiocrement ne prenne cours que les nuits, deux ou trois heures par jour. Ces étudiants recyclé qui allient études et travail. Ils sont légion au Burkina, cette corporation d’élèves qui poursuivent deux lièvres à la fois. On a l’art de l’impossible au Faso. Eux, ils investissent, cahier à la main, les lampadaires qui sont censés meubler les avenues et les espaces publics la nuit venue. Ils partagent eux aussi les mêmes sorts que leurs frères du cours du jour ; délestages intempestifs, les couvre-feu qui ont couronné les nuits pendant une kyrielle de temps.

Le lundi 23 Mai étaient prévus les épreuves sportives du BEPC (Brevet d’étude primaire premier cycle) dans tout le territoire national. Et il n’a fallu que ce jour 23 Mai, premier coup de pioche pour voir les enseignants rentrées dans le cercle infernal des grèves. En fait, les enseignants ont déserté tout simplement les établissements scolaires et, l’élève Burkinabè fut une fois encore bouleversé et sa seule alternative préconise était de soutenir le corps enseignant dans son mouvement. Car dirait-on que sans enseignant pas de cours. Deux choses indissociables. Alors, les élèves ont investi encore les rues. Ils ont pris d’assaut les Bus de la SOTRACO et ont pilonné le bâtiment abritant le ministre de l’enseignement primaire et secondaire pour revendiquer le retour immédiat des enseignants dans les salles de classe.

Cette démarche semble porter ces fruits, car depuis lors, les pourparlers sont entamés entre enseignant et leur ministre de tutelle. Pour l’heure, les examens sont repoussés pour une date ultérieure. Partager entre pessimisme et optimisme, l’élèves Burkinabè bat de l’aile et veut sauver son année qui court le risque d’être année blanche. Espérons que tout va rentrer dans l’ordre.

Zcult
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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.

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