LA FETE DE PAQUES POUR LES FIDELES ET INFIDELES

Le 24 avril, c’est-à-dire juste avant-hier, les chrétiens du Burkina Faso à l’instar des autres nations à dominante chrétienne ont célébré, comme de coutume et avec faste la fête de Pâques.

De la Paroisse Jean XXIII de Ouagadougou à la Place St. Pierre de Rome, cela ont été les mêmes instants de prière et de communion.

Cette fête rappelle aux uns et aux autres la passion de Jésus de Nazareth. Le sacrifice que s’est fait le fils de l’homme pour la multitude et le Salut de tous.

Elle est également l’acheminement d’un temps de pénitence caractérisé par le carême dont chacun essaie par ce geste de porter sa croix à l’image du Christ. Quoi de plus normal de la fêter à cœur joie. 40 jours d’abstention ne sont pas 40 heures. Et en plus, de retrouver sa ration alimentaire revenir à la normal même si cela n’est pas le langage des Burkinabés.

Je mets quiconque au défi que les Burkinabés pourront être les premiers des chrétiens à l’échelle mondiale. Si et seulement si, le fait de s’abstenir d’eau, de nourriture et de mauvaises ou vieilles habitudes feront le bon ou premier chrétien. Mon argument se justifie parce que les Burkinabés en ont l’expérience. Ils ont expérimenté ces conditions de vie difficile, d’abstinence et de manque dont certains chrétiens d’autres contrées se donnent à cœur joie d’en expérimenter pendant 40 jours. En tout cas, beau nombre de Burkinabés s’abstiennent d’eau et de nourriture même si cela est contre leur gré. Alors, cette fin de carême ne change en rien de leur quotidien.

Ensuite, le Burkinabé sait s’adapter. Il sait se conformer. Allant du simple signe de croix, en passant du jeton qu’on glisse dans la quête lors de la messe. On n’a rien, mais on donne.

Ce qui est sûr, la fête de Pâques a été bien fait en ce qui est du Burkina Faso (le pays des hommes intègres). Les fidèles et même les infidèles, pour ne pas dire ceux qui ne sont pas fidèles à l’église, se sont donné à fond et à cœur ouvert afin que la fête de Pâques soit belle pour tous à l’église, dans les modestes concessions et même dans différents sites à savoir ; les orphelinats, les maisons d’arrêt et de correction (prisonnier). De coutume, l’église œuvre dans cette noble entreprise. Je rapporte ici ce que j’ai vu et entendu.

Hormis les nouveaux chrétiens (baptisés) qu’on comptait à une vingtaine, pour l’église que j’ai assisté à la messe le dimanche matin à 9 heures. Beaucoup sont ceux qui vont renouer avec le chemin qui mène à l’église. Beaucoup reprendront goût j’en ai eu l’impression et c’est tant mieux pour tous.

 

Zcultur.

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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.

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