Y A ECHAUFFOUREE : QUAND LES UNS MANGENT ET QUE LES AUTRES REGARDENT

‘’Ya boin wate ni sabran ya, ya ri m’bastaban wate ni sabré’’ ainsi est le refrain d’une chanson de la formation Yeleen, groupe de rap du Burkina Faso. Qui veut dire en langue mossi de chez nous (mooré) : « Quant les uns mangent et les autres regardent, c’est ça qui amène les bagarres, les échauffourées.

Bien vrai que dans l’ordre normal des choses, il y a des grands et des petits, des riches et des pauvres, mais si on regarde la pauvreté, la misère de certaines personnes, les maisons délabrées en banco face à la bâtisse seigneuriale, on s’aperçoit qu’il y a injustice. On n’en veut à la richesse de personne, qu’elle soit bien ou mal acquise. Non, mais mettre l’évidence sur un point, la richesse mal départie. Quelques-uns me dirons sur ces lignes que c’est ainsi, qu’on y peut rien pour cela. Hors pourtant…

Certaines personnes semblent être acariâtre et on dit d’eux des aigris. Pas parce qu’ils supportent mal leur pauvreté ni au fait que leur condition de vie difficile les a rendu comme ça, mais parce que tout simplement leur intégrité physique et psychique a été atteinte par leurs semblables d’une autre classe sociale.

Y a échauffourée quand des individus placent leur désir matériel au-dessus de l’humanité.

Dans notre société, dite moderne, on en a entendu et vu, des cas pratiques et théoriques, ou dans un incident malheureux, un malheureux devient plus malheureux parce que dans l’accrochage, la pédale de son bicycle a endommagé une partie la peinture de la grosse cylindrée..Ce qui peut choquer, ce n’est pas qu’on n’arrive pas à manger à notre faim. Ce n’est ni parce qu’en fait, la moindre réalisation à faire nous amène à nous priver de tout et de rien, non ! C’est quand on se rend compte que ceux qui ont amassé veulent encore retirer notre dernier centime.

Si l’on aperçoit l’étalage dont certaines personnes font de leur bien, cela nous rappelle à quel point notre vie est à terre, carrément dénudée.

Que ceux qui mangent, s’ils ne peuvent pas penser aux autres, alors qu’ils ne provoquent pas ceux qui ne mangent pas. Un illustre homme politique du Burkina avait dit :‘’Un homme qui a faim n’est pas libre. Un homme qui mange a côté d’un homme qui a faim n’est pas aussi libre.’’

Il ne s’agit pas là de faire des efforts pour que tout le monde ait le même niveau de vie, non ! Ce serait utopique. Mais néanmoins, que le minimum vital soit assuré pour tout et chacun et, qu’on se témoigne un respect mutuel.

Zcultur

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Maxime Compaore
Maxime COMPAORE est natif du pays des hommes intègre (BURKINA-FASO). Courtier art & Culture, il se défini comme un autodidacte culturel. Promoteur de zembalaculture Burkina faso. Agitateur, entrepreneur culturel. Blogeur, Manager d'artiste. la culture est la seule qui peut nous resté dès qu'on nous confisque tout.
Maxime Compaore

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